Guide de référence · mis à jour juillet 2026

Vente directe et statut VDI : le guide complet

Comment fonctionne la vente directe en France, ce que le statut de vendeur à domicile indépendant permet vraiment, et les seuils à connaître avant de signer un contrat.

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📅 Seuils PASS 2026
⏱️ 11 min de lecture
⚖️ Sources officielles citées

Dernière mise à jour : 25 juillet 2026 — seuils sociaux et fiscaux actualisés au plafond annuel de la sécurité sociale 2026 (48 060 €).

L'essentiel en 30 secondes

  • Le VDI est un statut français créé en 1993 : il permet de vendre pour une marque sans créer de société, rémunéré à la commission ou à la marge.
  • Deux formes principales : mandataire (aucun stock, aucun risque) et acheteur-revendeur (marge plus élevée, trésorerie à avancer).
  • Les cotisations sociales sont précomptées par la marque : sous 660 € de rémunération brute par trimestre, aucune cotisation n'est due.
  • Exonération de CFE sous ≈ 7 930 €/an. Immatriculation obligatoire après 3 années consécutives au-dessus de ≈ 24 030 €/an.
  • Le statut se cumule avec un emploi, des études, la retraite, une micro-entreprise ou une indemnisation France Travail (à déclarer).
~700 000personnes dans la vente directe en France (source : FVD)
~4,6 Md€de chiffre d'affaires annuel du secteur
78 %de femmes parmi les vendeurs à domicile

Gère ton activité, pas des tableurs

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1. Vente directe et VDI : de quoi parle-t-on ?

La vente directe est un canal de distribution : la marque vend ses produits sans passer par un magasin, en s'appuyant sur des vendeurs indépendants qui présentent les produits à des particuliers — à domicile, en réunion, en rendez-vous individuel, ou aujourd'hui de plus en plus par WhatsApp et Instagram.

Le VDI (vendeur à domicile indépendant) est le statut qui permet d'exercer cette activité. Créé par la loi du 27 janvier 1993 et codifié aux articles L. 135-1 et suivants du code de commerce, il a un objectif simple : rendre l'activité accessible sans création de société, sans comptabilité lourde, et sans engagement financier de départ.

D'où la formule qu'on lit partout : « vente directe VDI ». Elle désigne l'activité (la vente directe) exercée sous ce statut précis (le VDI). En France, le secteur représente environ 4,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires et près de 700 000 personnes selon la Fédération de la vente directe.

Ce que le VDI n'est pas

  • Ce n'est pas un contrat de travail. Pas de lien de subordination, pas d'horaires imposés, pas de salaire fixe.
  • Ce n'est pas une entreprise à créer. Tant que tu restes sous les seuils, aucune immatriculation n'est nécessaire.
  • Ce n'est pas un système pyramidal. La vente à la boule de neige et les systèmes pyramidaux sont interdits en France. Le VDI, lui, est un statut légal et encadré.
  • Ce n'est pas synonyme de MLM. Le marketing de réseau est un mode de rémunération à plusieurs niveaux : on peut être VDI dans un réseau mono-niveau comme multi-niveau. On détaille la frontière dans notre page alternative au MLM.

2. Comment fonctionne le statut VDI

Tout part d'un contrat signé avec une marque. Ce contrat définit ta forme de VDI, ton taux de rémunération, le territoire éventuel, la durée et les conditions de rupture. Il en existe trois formes.

FormeComment ça marcheStock à avancerRémunération
VDI mandataireTu vends au nom de la marque, qui facture, encaisse et expédieAucunCommission sur les ventes
VDI acheteur-revendeurTu achètes les produits remisés puis tu les revends à ton prixOuiMarge sur la revente
VDI courtierTu mets en relation le client et l'entreprise, plus rare en pratiqueAucunCommission d'apport

Pour un démarrage en complément d'activité, le statut mandataire est presque toujours le plus prudent : tu ne peux pas te retrouver avec un stock sur les bras. L'acheteur-revendeur a du sens quand le panier est faible, la rotation rapide, et que tu connais déjà tes volumes.

💡 Le point à lire deux fois dans ton contrat

La base de calcul de ta rémunération compte autant que le taux affiché. Une commission de 25 % sur le prix hors taxes après remises n'a rien à voir avec 20 % sur le prix public TTC. Demande un exemple chiffré sur une commande type avant de signer, et vérifie s'il existe une clause d'exclusivité qui t'empêcherait de représenter une autre marque.

3. Régime social, cotisations et seuils 2026

C'est la partie qui inquiète le plus, et pourtant c'est la plus simple : tu n'as rien à calculer ni à reverser. Le VDI non immatriculé est rattaché au régime général de la sécurité sociale, et c'est la marque qui déclare ta rémunération et précompte les cotisations avant de te payer.

Concrètement, tu ouvres des droits (maladie, retraite) sans avoir de démarche Urssaf à faire tant que tu restes sous les seuils. Voici les montants applicables avec le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) 2026, fixé à 48 060 €.

SituationRègleSeuil 2026
Franchise de cotisations socialesRémunération brute trimestrielle inférieure à 3 fois le plafond journalier de la sécurité sociale660 € / trimestre
Exonération de CFERémunération brute annuelle inférieure à 16,5 % du PASS≈ 7 930 € / an
Immatriculation RCS / RSAC obligatoire3 années civiles consécutives au-dessus de 50 % du PASS chaque année≈ 24 030 € / an

Une nuance importante sur la franchise trimestrielle : elle s'apprécie trimestre par trimestre. Un bon trimestre de fêtes peut déclencher des cotisations alors que les trois autres n'en génèrent aucune. C'est normal, et c'est aussi ce qui construit tes droits sociaux.

Que se passe-t-il en cas de dépassement des plafonds ?

Le dépassement n'est pas une sanction, c'est un changement de cadre. Au-dessus de la franchise trimestrielle, les cotisations sont dues sur la rémunération du trimestre. Au-delà de 50 % du PASS pendant trois années consécutives, tu dois t'immatriculer au registre du commerce et des sociétés ou au registre spécial des agents commerciaux : tu passes alors au régime des travailleurs indépendants, avec tes propres déclarations. Beaucoup de vendeuses choisissent d'ailleurs de basculer avant d'y être obligées, parce qu'à ce niveau d'activité l'optimisation devient intéressante.

Ces seuils sont recalculés chaque année avec le PASS. Vérifie les montants en vigueur sur le site de l'Urssaf et auprès de ta marque. Cette page donne une information générale et ne remplace pas un conseil juridique, fiscal ou social personnalisé.

4. Fiscalité : impôts, CFE, immatriculation

Comment déclarer ses revenus de VDI

Tes revenus de VDI sont imposables et doivent figurer dans ta déclaration annuelle. La catégorie dépend de ta forme d'exercice : les commissions du VDI mandataire non immatriculé sont généralement déclarées en traitements et salaires, tandis que l'activité d'achat-revente relève des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Ta marque te transmet un récapitulatif annuel : c'est le document à conserver.

La cotisation foncière des entreprises (CFE)

C'est la surprise classique de la deuxième année. La règle : tant que ta rémunération brute annuelle reste sous 16,5 % du PASS (environ 7 930 € en 2026), tu es exonérée de plein droit. Au-delà, ce n'est pas un abattement : l'activité devient imposable pour sa totalité selon les règles de droit commun. Pour un acheteur-revendeur, le chiffre d'affaires retenu correspond à la marge (ventes TTC moins achats TTC destinés à la revente), pas au total encaissé.

⚠️ Trois pièges administratifs fréquents

1. Oublier de créer son espace professionnel sur impots.gouv.fr une fois le seuil de CFE dépassé : l'avis n'arrive pas par courrier.

2. Confondre rémunération brute et net perçu quand on vérifie les seuils. Les seuils s'apprécient en brut.

3. Ne pas déclarer son activité à France Travail quand on est indemnisé. Le cumul est autorisé, l'omission ne l'est pas.

5. Cumul : emploi, chômage, retraite, micro-entreprise

C'est l'un des grands intérêts du statut : il se superpose à presque toutes les situations.

  • Avec un emploi salarié : possible, sous réserve des clauses d'exclusivité et de l'obligation de loyauté de ton contrat de travail. Une activité de vente sans lien avec celle de ton employeur ne pose en général pas de difficulté — à vérifier tout de même.
  • Avec une indemnisation France Travail : possible, à condition de déclarer l'activité et les rémunérations chaque mois. L'allocation est recalculée selon les règles de cumul, et tes droits ne sont pas perdus mais décalés.
  • Avec la retraite : possible, dans le cadre du cumul emploi-retraite.
  • Avec des études : possible dès la majorité, et sans incidence sur le statut étudiant.
  • Avec une micro-entreprise : possible, y compris en parallèle. Le VDI n'est pas un statut d'entreprise, ce sont deux cadres distincts qui coexistent.

Sur ce dernier point, un repère utile pour 2026 : les plafonds du régime micro ont été revalorisés pour la période 2026-2028 à 203 100 € en vente de marchandises et 83 600 € en prestations de services. Rien à voir avec les seuils VDI, mais la confusion est fréquente.

Pour aller plus loin sur la façon de construire un vrai complément de revenu à côté d'une autre activité, notre guide dédié détaille les leviers : se créer un revenu complémentaire.

6. VDI, VRP, auto-entrepreneur : les différences

Trois statuts qu'on confond souvent, alors qu'ils n'impliquent ni les mêmes obligations ni la même protection.

CritèreVDIVRPAuto-entrepreneur
NatureTravailleur indépendantSalariéTravailleur indépendant
Formalité de départAucune sous les seuilsContrat de travailDéclaration de début d'activité
CotisationsPrécomptées par la marquePrécomptées par l'employeurÀ déclarer et payer soi-même
RémunérationCommission ou margeFixe et/ou commissionChiffre d'affaires facturé
Clients visésParticuliersSouvent des professionnelsParticuliers ou professionnels
Plafond de revenusPas de plafond, mais seuils d'immatriculationAucun203 100 € vente / 83 600 € services
Idéal pourTester et exercer en complémentUn poste commercial à temps pleinPrestations et activité principale

En résumé : le VDI est le statut le plus léger pour tester une activité de vente sans risque. L'auto-entreprise devient pertinente quand l'activité grossit ou se diversifie. Le VRP, lui, relève d'un autre projet : celui d'un emploi commercial salarié.

7. Combien gagne un VDI, concrètement

C'est la question la plus posée, et celle où l'on trouve le plus de promesses hasardeuses. Voici la réponse honnête : il n'existe pas de revenu type. Ta rémunération dépend de trois variables que tu maîtrises en partie, et d'une que tu ne maîtrises pas — le taux fixé par la marque.

Nombre de ventes × panier moyen × taux de commission = rémunération brute Puis retire les cotisations précomptées, les frais de déplacement et les échantillons pour obtenir ce qui reste réellement.

Les taux observés dans le secteur se situent le plus souvent entre 15 % et 30 % du prix public, selon la marque, la forme de VDI et parfois le volume atteint. À partir de là, tout dépend du nombre de clients que tu peux réellement servir chaque mois et de la fréquence à laquelle ils recommandent.

Le contexte du secteur aide à se situer : selon la Fédération de la vente directe, la grande majorité des vendeurs à domicile exercent à titre complémentaire ou occasionnel, souvent quelques heures par semaine, à côté d'un emploi, d'études ou d'une vie de famille. Autrement dit, le modèle dominant est celui du complément de revenu, pas celui du remplacement de salaire.

🚩 Les promesses qui doivent t'alerter

Aucune entreprise sérieuse ne garantit un montant, ne montre que les résultats de ses meilleurs vendeurs, ni ne présente des revenus élevés comme la norme. Si on te promet un chiffre avant même de savoir combien de clients tu peux servir, l'information ne vaut rien. Demande plutôt : quel est le panier moyen constaté, et quelle part des vendeuses reste active au bout de six mois ?

Ce qui fait la différence, ce n'est pas la marque : c'est le suivi

Les vendeuses qui durent sont celles qui savent qui a commandé quoi, et quand relancer. QAREI te donne ce suivi, gratuitement, pour toutes tes marques.

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8. Les règles de vente à connaître (et à respecter)

Vendre à domicile, c'est vendre « hors établissement » au sens du code de la consommation. Ce cadre protège le client, et il te protège aussi : le respecter évite les litiges et les annulations mal gérées.

Le droit de rétractation de 14 jours

Le client dispose d'un délai de rétractation de quatorze jours à compter de la réception du produit, sans avoir à se justifier. Un formulaire de rétractation doit lui être remis avec le contrat, et le contrat doit mentionner le prix, les caractéristiques du produit, le délai de livraison et l'identité du vendeur.

Aucun paiement avant sept jours

Pour une vente conclue hors établissement, aucun paiement ne peut être exigé du client avant l'expiration d'un délai de sept jours suivant la conclusion du contrat. C'est une règle souvent ignorée, y compris par des vendeuses de bonne foi qui encaissent le jour de la réunion.

Où un VDI peut-il vendre ?

Le statut VDI est prévu pour la vente au domicile ou sur le lieu de travail du client, en réunion, et à distance auprès de particuliers. Les marchés, foires et salons — c'est-à-dire les lieux habituellement destinés au commerce — relèvent d'un autre cadre, avec immatriculation et autorisations spécifiques. La vente à des professionnels sort également du périmètre. En cas de doute, la réponse est dans ton contrat : certaines marques l'autorisent avec un statut différent, d'autres l'interdisent explicitement.

✅ Et la vente sur les réseaux sociaux ?

Elle est parfaitement compatible avec le statut, et c'est aujourd'hui le premier canal de recrutement de clientes. Deux règles : respecte les règles de communication de ta marque (visuels, allégations produits, promotions) et n'utilise pas d'allégations santé sur des cosmétiques ou des compléments. Notre guide pour devenir social seller détaille les méthodes qui fonctionnent sans dégrader la relation.

9. Dans quels secteurs devenir VDI

Tous les univers ne fonctionnent pas de la même façon. Le taux de commission, le panier moyen et surtout la fréquence de réachat changent radicalement d'un secteur à l'autre — et c'est le réachat qui fait la différence entre une activité qui dure et une activité qui s'éteint.

  • Cosmétique et soin : le secteur historique de la vente directe. Panier moyen intermédiaire, réachat fréquent, forte dimension de conseil.
  • Bijoux et accessoires : très visuel, adapté aux réunions et aux réseaux sociaux, mais achat plus ponctuel et souvent lié aux fêtes.
  • Alimentaire et épicerie : panier plus faible mais réachat très régulier, ce qui compense sur la durée.
  • Maison, entretien et art de la table : paniers élevés, cycle de vente plus long, forte saisonnalité de fin d'année.
  • Bien-être et compléments : attention particulière aux allégations santé, strictement encadrées par la réglementation.

Le choix du secteur pèse plus lourd que le taux de commission affiché. Mieux vaut 20 % sur un univers que tu consommes déjà et dont tu parles naturellement, que 35 % sur des produits que tu devras apprendre à défendre.

10. Avantages et limites du statut

Un statut n'est ni bon ni mauvais : il correspond ou non à ta situation. Voici les deux colonnes, sans enjoliver.

Ce que le VDI permet

  • Démarrer sans créer de société et sans investissement obligatoire
  • Choisir ses horaires et son rythme, depuis chez soi
  • Aucune comptabilité à tenir tant qu'on reste sous les seuils
  • Cotisations précomptées : rien à calculer ni à reverser
  • Ouverture de droits sociaux (maladie, retraite)
  • Cumulable avec un emploi, des études, la retraite, le chômage
  • Arrêt possible à tout moment, sans structure à fermer

Ce qu'il faut accepter

  • Aucun revenu garanti : tout dépend des ventes réalisées
  • Une activité saisonnière, avec des mois creux
  • Une protection sociale moins complète que celle d'un salarié
  • Une dépendance aux décisions de la marque (gammes, tarifs, remises)
  • Un travail de prospection et de relance à faire soi-même
  • Des frais réels à compter : déplacements, échantillons, outils
  • Certaines marques imposent encore un kit de démarrage payant

11. Comment démarrer en 5 étapes

  1. Choisis un univers que tu consommes déjà. C'est le meilleur prédicteur de réussite : on vend bien ce dont on parle naturellement. Cosmétique, bijoux, culinaire, maison, mode — commence par là plutôt que par le taux de commission.
  2. Compare les marques du secteur. Notre annuaire des entreprises VDI en France les recense par univers, avec les critères à vérifier et les signaux d'alerte.
  3. Lis le contrat avant de signer. Forme de VDI, taux et base de calcul, exclusivité, conditions de rupture, éventuel rachat de stock. Fais-toi envoyer le plan de rémunération par écrit.
  4. Vérifie ta situation administrative. Rien à faire dans la plupart des cas : c'est la marque qui déclare. Si tu es indemnisée par France Travail, déclare l'activité dès le départ.
  5. Organise ton suivi dès la première vente. Qui a acheté quoi, quand, et quand relancer. C'est ce qui sépare une activité qui tient d'une activité qui s'éteint au bout de trois mois.

Le point qui décroche la plupart des vendeuses

Ce n'est presque jamais le produit ni le contrat. C'est l'organisation. Une cliente qui a adoré sa commande mais qu'on n'a pas relancée quatre mois plus tard, c'est une vente perdue qu'on ne verra jamais dans un tableau. Et quand on représente deux ou trois marques, chacune avec son back-office, le suivi devient ingérable au carnet.

Sans outil transverse

  • Un back-office par marque, aucune vision d'ensemble
  • Les clientes notées dans un carnet ou une conversation
  • Les relances au feeling, donc oubliées
  • Impossible de savoir quelle marque rapporte vraiment

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12. Questions fréquentes sur la vente directe et le statut VDI

Qu'est-ce que la vente directe en VDI ?

La vente directe consiste à commercialiser des produits en dehors d'un point de vente, par la relation directe entre un vendeur et un client : à domicile, en réunion, en rendez-vous individuel ou via les réseaux sociaux. Le VDI, vendeur à domicile indépendant, est le statut français créé par la loi du 27 janvier 1993 qui permet d'exercer cette activité sans créer de société, en étant rémunéré à la commission ou à la marge.

Faut-il un diplôme ou une expérience pour devenir VDI ?

Non, aucun diplôme n'est exigé et il n'y a pas de condition d'expérience. Les marques fournissent en général une formation produit et des supports de vente. Ce qui compte vraiment, c'est la capacité à entretenir une relation dans le temps avec ses clientes — et l'organisation nécessaire pour ne pas les perdre de vue.

Quelle est la différence entre VDI mandataire et acheteur-revendeur ?

Le VDI mandataire vend au nom de l'entreprise, qui facture, encaisse et expédie : il touche une commission et n'avance aucun stock. Le VDI acheteur-revendeur achète les produits à prix remisé puis les revend à son prix : sa marge peut être supérieure, mais il avance la trésorerie et porte le risque d'invendu.

Quel est le régime social du VDI ?

Le VDI non immatriculé est rattaché au régime général de la sécurité sociale. C'est l'entreprise qui déclare la rémunération et précompte les cotisations. Lorsque la rémunération brute trimestrielle reste inférieure à trois fois le plafond journalier de la sécurité sociale, soit 660 € en 2026, aucune cotisation n'est due sur ce trimestre.

Quand faut-il s'immatriculer au RCS ou au RSAC ?

L'immatriculation devient obligatoire pour le VDI qui a exercé pendant trois années civiles consécutives, même par intermittence, en tirant chaque année une rémunération brute supérieure à 50 % du plafond annuel de la sécurité sociale, soit environ 24 030 € pour un PASS 2026 fixé à 48 060 €.

Un VDI paie-t-il la cotisation foncière des entreprises ?

Le VDI est exonéré de CFE tant que sa rémunération brute annuelle reste inférieure à 16,5 % du plafond annuel de la sécurité sociale, soit environ 7 930 € en 2026. Au-delà, l'activité devient imposable pour sa totalité selon les règles de droit commun. Pour un acheteur-revendeur, c'est la marge réalisée qui est retenue et non le total encaissé.

Combien gagne un vendeur à domicile indépendant ?

Il n'existe pas de revenu type. La rémunération dépend du nombre de ventes, du panier moyen et du taux de commission, généralement situé entre 15 % et 30 % du prix public selon la marque. Dans les faits, la grande majorité des vendeurs à domicile exercent à titre complémentaire, souvent quelques heures par semaine. Aucune entreprise sérieuse ne garantit un montant.

Peut-on cumuler le statut VDI avec un emploi ou le chômage ?

Oui. Le statut se cumule avec un emploi salarié, sous réserve des clauses d'exclusivité et de loyauté du contrat de travail, avec des études, avec la retraite et avec une indemnisation par France Travail. Dans ce dernier cas, l'activité et les revenus doivent être déclarés chaque mois : les allocations sont recalculées selon les règles de cumul en vigueur, et les droits non consommés sont décalés, pas perdus.

Peut-on cumuler VDI et micro-entreprise ?

Oui. Le VDI n'est pas un statut d'entreprise mais une relation contractuelle avec une marque, qui précompte les cotisations. On peut donc être VDI pour une ou plusieurs marques et avoir par ailleurs une micro-entreprise pour une autre activité. Pour 2026-2028, les plafonds micro sont de 203 100 € en vente de marchandises et 83 600 € en prestations de services.

Quelle est la différence entre un VDI et un VRP ?

Le VRP est un salarié : contrat de travail, lien de subordination, souvent un fixe et des indemnités de clientèle. Le VDI est un travailleur indépendant, libre de son organisation, rémunéré uniquement au résultat, sans contrat de travail. Le VRP vend en général à des professionnels, le VDI à des particuliers.

Peut-on être VDI pour plusieurs marques en même temps ?

Oui, sauf clause d'exclusivité dans le contrat signé. C'est même courant chez les vendeuses expérimentées, qui associent deux ou trois marques complémentaires pour lisser leur activité sur l'année. Il faut alors relire chaque contrat et centraliser clientes, relances et commandes pour ne rien perdre.

Un client peut-il annuler une vente réalisée à domicile ?

Oui. Pour un achat conclu hors établissement, le client dispose d'un délai de rétractation de quatorze jours à compter de la réception du produit, sans motif à donner. Un formulaire de rétractation doit lui être remis avec le contrat, et aucun paiement ne peut être exigé avant l'expiration d'un délai de sept jours suivant la conclusion du contrat.

Un VDI peut-il vendre sur les marchés, foires et salons ?

Non, pas sous le seul statut VDI. Celui-ci est conçu pour la vente au domicile ou sur le lieu de travail du client, en réunion ou à distance auprès de particuliers. Vendre sur un marché, une foire ou un salon relève du commerce ambulant ou sédentaire et suppose une immatriculation et des autorisations spécifiques. Vérifie ce que ton contrat autorise.

Comment arrêter son activité de VDI ?

Le contrat peut être rompu à tout moment dans les conditions qu'il prévoit, sans indemnité ni justification particulière, et il n'y a aucune structure à fermer. Si le contrat prévoit un rachat de stock pour un acheteur-revendeur, les modalités doivent y figurer : c'est un point à vérifier avant de signer, pas au moment de partir.

QAREI est-elle une entreprise de vente directe ?

Non. QAREI est un outil de gestion pour les vendeuses et ambassadrices : suivi des clientes, relances, ventes et boutique en ligne, quelles que soient les marques représentées. Il n'y a ni réseau à rejoindre, ni parrainage à recruter, ni kit à acheter. QAREI donne aussi accès à un catalogue de marques françaises à recommander, sélectionnées sur des critères stricts.

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